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Portugais, Néerlandais et Africains en Angola aux XVI et XVII siècles : construction d’un espace colonial

Soutenance de thèse de Mathieu Mogo Demaret (EPHE / FCT)
Sous la direction de Dejanirah Couto
Samedi 6 février 2016 à 14h, EPHE - Sorbonne, escalier E, 1er étage, salle D064, 17 rue de la Sorbonne, 75005 PARIS

Jury :
- João Paulo Oliveira e Costa (FCSH - Universidade Nova de Lisboa)
- Dejanirah Couto (EPHE)
- Odile Journet-Diallo (EPHE)
- Olinda Kleiman (Université Paris 3)
- Catarina Madeira Santos (EHESS)

Résumé :
L’objectif de cette thèse est de s’interroger sur la nature de la présence portugaise en Angola au 16e et au 17e siècles. Cette période correspond au début de l’essor du commerce transatlantique des esclaves dans l’Atlantique sud. Nous insistons sur les spécificités de cette présence : premièrement, nous mettons l’accent sur son caractère territorial, par opposition à la plupart des autres régions d’Afrique où la présence européenne s’est limitée à l’établissement de comptoirs commerciaux sur la côte ; deuxièmement, nous accordons une importance particulière à la rivalité luso-néerlandaise qui s’est déroulée dans la première moitié du 17e siècle et qui a correspondu à un des premiers affrontements territoriaux inter-européens en Afrique sub-saharienne.

Dans les quatre premiers chapitres, qui recouvrent la période allant de 1483 – date de l’arrivée des Portugais à l’embouchure du Congo – à 1671 – date de la victoire décisive des Portugais sur le Ndongo pour le contrôle de l’hinterland de Luanda – , nous abordons la question de l’espace colonial. Il s’agit d’analyser les étapes de la formation de cet espace en nous centrant sur les interactions entre les différents pouvoirs politiques, aussi bien africains qu’européens. Nous nous intéressons ainsi aux efforts de délimitation spatiale de la part des pouvoirs coloniaux, conséquence aussi bien de la présence physique des agents coloniaux que de la production d’un savoir géographique. Dans le cinquième et dernier chapitre, nous mettons l’accent sur l’émergence de la nouvelle société que nous qualifions de coloniale, en analysant les caractéristiques et des dynamiques sociales des agents qui la composent.