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Cahiers d’études africaines, n° 227

2017 | 226. Dernier numéro des Cahiers d’études africaines

Ce numéro thématique est consacré à l’étude de la monumentalité contemporaine en Afrique subsaharienne. Il invite à réfléchir de façon concomitante aux intentions commémoratives des gouvernements commanditaires de monuments et aux pratiques mémorielles que ces monuments induisent auprès d’acteurs divers.

Rassemblant pour la première fois des études de cas consacrées à des monuments publics édifiés depuis une dizaine d’années, ce dossier resitue les usages du monument dans une histoire longue et inscrit ces monuments dans leur espace social, politique et physique : en ce sens, les analyses menées donnent chair à la pierre. En s’intéressant aux monuments nouvellement construits, ce dossier met en évidence un renouvellement des récits politiques et des constructions mémorielles qui s’adossent à des conceptions nationalistes et panafricaines de « renaissance nationale » plus qu’aux héritages et mémoires du passé colonial.

Sommaire :
N. GREANI — Monuments publics au XXIe siècle. Renaissance africaine et nouveaux patrimoines.
S. DEWEL — Les stèles d’Aksum. Vers la fabrication d’un symbole national éthiopien.
C. LENTZ — Ghanaian “Monument Wars”. The Contested History of the Nkrumah Statues.
M.-A. FOUERE — Malaise monumental, inconfort commémoratif. Zanzibar et sa Tour de la Révolution.
N. GREANI — Les monuments du septennat à Brazzaville. Une statuaire publique pour la Renaissance nationale.
S. ANCEL — Les cathédrales comme nouvelle politique monumentale des chrétiens d’Éthiopie. De la valorisation d’une mémoire nationale à l’affirmation de la fierté communautaire locale (1930-2012).
S. MARSCHALL — Monuments and Affordance. Multisensory Bodily Engagements with the Landscape of Memory in South Africa.
M.-C. GABRIEL — Quand les frondeurs deviennent des héros nationaux. La renaissance du Monument des héros nationaux à Ouagadougou (Burkina Faso) à l’issue de l’insurrection populaire de 2014.
M. MOURRE — La Renaissance africaine, des idées à la pierre. L’infrastructure de Cheikh Anta Diop, la culture de Léopold Sédar Senghor et la sculpture d’Abdoulaye Wade.

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