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Analyse des formes contemporaines « déviantes » de mariage et de la consanguinité à Brazzaville en République du Congo

Soutenance de thèse de Augus Lembikissa ANNULÉE
Directeur de thèse : Rémy Bazenguissa
4 avril 2018, à 9h30, salle de réunion de l’IMAF-site Raspail (2e étage), 96 bd Raspail, 75006 Paris.

Jury :
- Rémy Bazenguissa-Ganga, anthropologue, directeur des études, EHESS
- Jacky Bouju, anthropologue, professeur Emérite, Aix-Marseille Université (rapporteur)
- Marie-Luce Gelard, anthropologue, maître de conférences-HDR, Université Paris Descartes
- Klaus Hamberger, anthropologue, maître de conférences, EHESS
- Abel Kouvouama, anthropologue, professeur des Universités, Université de Pau et des Pays de L’Adour (rapporteur)
- Véronique Petit, démographe, professeure des Universités, Université Paris Descartes

Résumé de la thèse :
Au-delà de la polygamie longtemps considérée dans plusieurs sociétés comme une autre forme de mariage, il se développe aujourd’hui à Brazzaville en République du Congo d’autres formes que nous avons qualifié dans cette recherche, de formes contemporaines déviantes de mariage, et, que nous avons nommé par : le mariage sanction, par peur de la sanction et à l’essai. Par elles, on entend, les modalités de cristallisation des mécanismes par lesquels la société contrôle, de manière concrète et dans son actualité, les tensions qui s’exercent, historiquement, sur les procédures d’établissement des relations fondées sur la consanguinité et l’alliance. Cette étude s’est donc concentrée sur ces trois principales formes qui, selon nos enquêtes de terrain, contournent les cadres légaux du mariage en vigueur. L’objectif est qu’elles nous apprennent plus sur les transformations de l’ordre de la parenté à Brazzaville. Nous avons ainsi abordé la question, sous l’angle heuristique des situations conflictuelles, parce qu’elles apportent plus de connaissances que les situations normalisées. Par cadre légal, on entend d’abord, l’échange matrimonial, ensuite, le fait que l’enfant appartient à la famille de la mère, où, l’oncle maternel occupe la position de chef du clan/ou lignage dans cette société majoritairement matrilinéaire. Dans les formes considérées, les pères sont seuls aux commandes dans cette situation : le père de la fille et celui du garçon. De même, les alliances ne se conforment pas aussi à la loi de l’Etat si l’on tient compte du non respect des prescriptions du code de la famille congolaise concernant le montant de la dot par exemple. Ainsi, d’autres considérations et circonstances, que nous avons étudiées dans cette recherche, entrent dans la formation des alliances. Autant de questions qui se sont posées et que tente de répondre cette recherche, à partir des enquêtes de terrains, des entretiens avec les personnes concernées par ces formes. En étudiant, analysant les discours des enquêtés, nous nous sommes progressivement rendu compte qu’au cœur des communautés, les systèmes familiaux, avec ce qu’ils impliquent comme droits, obligations et représentations, continuent à baliser et à contrôler les destins individuels et collectifs dans cette société que nombreux considèrent en évolution.

Mots clés : formes contemporaines déviantes, mariage sanction, mariage par peur de la sanction, mariage à l’essai, contemporain, consanguinité, échange, lignages, système social, règles coutumières, compensation matrimoniale, tensions sociales