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Les arts en Afrique et dans ses diasporas : pratiques, savoirs, mobilités

Séance du 7 novembre 2019, de 18h à 21h
Cité Internationale des Arts, 18 rue de l’Hôtel de Ville, 75004 Paris (entrée en face du métro Pont Marie – ligne 7), dans l’auditorium (sous-sol)

- Renaud Barret (cinéaste)
Projection du film Système K (2018) ; échange entre Renaud Barret et Aline Pighin (Historienne de l’Art, CESSMA, Université Paris Diderot)

- performance d’Eric Androa Mindre Kolo (artiste)
Pas peur de mourir


BIOGRAPHIES ET RÉSUMÉS :

Le cinéaste Renaud Barret, réalisateur de plusieurs documentaires tournés à Kinshasa, ouvrira cette rencontre sur la scène performative contemporaine de Kinsasha avec son film, Système K ( 2018) : « Au milieu de l’indescriptible chaos social et politique de la République Démocratique du Congo, une scène contemporaine bouillonnante crée, crie sa colère et rêve de reconnaissance. Malgré le harcèlement des autorités et les difficultés personnelles des artistes, le mouvement envahit la rue et plus rien ne l’arrêtera ! »
En dialogue avec Aline Pighin (historienne de l’art, CESSMA), il discutera notamment de l’histoire de cette scène performative et de ses généalogies.
L’artiste Eric Androa Mindre Kolo nous proposera pour finir une performance « Pas peur de mourir » (2019, 30 minutes).

Renaud Barret :
Après des études en arts visuels et photographie à Paris, Renaud Barret se passionne pour les cultures urbaines des capitales africaines. Il rencontre Kinshasa en 2003 et n’en est plus jamais vraiment reparti. Il monte une structure La Belle Kinoise Prod et produit et réalise 5 documentaires à Kinshasa (certains avec Florent de La Tullaye). Dans ses films, il s’intéresse toujours aux outsiders, à ceux qui, sur le papier ont perdu d’avance, mais qui à force de persévérance finissent par accéder à leurs rêves. Son travail photographique documente depuis 15 ans la ville en mutation et sa scène artistique bouillonnante.
En parallèle, à son activité de cinéaste et photographe, il produit également des musiciens de Kinshasa : Jupiter & Okwess, Staff Benda Bilili, Mbongwana Star et récemment Kokoko !

Système K - Renaud Barret (2018)
Production : Les films en Vrac
Au milieu de l’indescriptible chaos social et politique de la République Démocratique du Congo, une scène contemporaine bouillonnante crée, crie sa colère et rêve de reconnaissance. Malgré le harcèlement des autorités et les difficultés personnelles des artistes, le mouvement envahit la rue et plus rien ne l’arrêtera !

Aline Pighin est chercheure au CESSMA (Université Paris Diderot). Elle a été chargée d’études et de recherche à l’Institut national d’histoire de l’art pour le domaine Histoire de l’art mondialisée (2014-2017), où elle a collaboré aux expositions Made in Algeria (2015) et Sismographie des luttes (2017) ainsi qu’à leurs programmations, et assistante de recherche pour l’Archive des festivals panafricains : Panafest Archive (2018). Elle achève une thèse en histoire et en histoire de l’art qui porte sur la formation artistique et les scènes plastiques des années 1940-1970 à Kinshasa, Lubumbashi et Brazzaville. L’interrogation des catégories esthétiques et des frictions dans la mise en récit des arts sont au cœur de ses travaux. Le souci de la réactivation de la parole des artistes dans ces récits l’a amenée à travailler avec plusieurs générations d’entre eux et à déborder la chronologie — peintres et sculpteurs, modernes, vidéastes et performeurs, contemporains.


Éric Androa Mindre Kolo
a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et à la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg. Sa pratique se développe entre performances, installations, collages et dessins. Elle a pour thématique principale la mémoire politique. Éric Androa Mindre Kolo est également commissaire d’exposition et est le fondateur du collectif Bingo Cosmos, dont les activités sont centrées sur le quartier de Hautepierre à Strasbourg.

PERFORMANCE d’Eric Androa Mindre Kolo : « PAS PEUR DE MOURIR »

Mon corps rend hommage aux milliers de personnes qui ont dû quitter leur pays et leur famille pour aller chercher la vie, la paix, le travail, la sécurité. Certains d’entre eux ont perdu la vie au cours de leur voyage.

« Quelqu’un qui part et envisage l’éventualité d’un échec, celui-là peut trouver le péril absurde et donc l’éviter. Mais celui qui part pour la survie, qui considère que la vie qu’il a à perdre ne vaut rien, celui-là, sa force est inouïe parce qu’il n’a pas peur de la mort », Fatou Diome, écrivaine.

Cette performance traduit certains moments de ce voyage, véritable calvaire entre la vie et la mort, la douleur et l’espoir.

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