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France et Nord de l’Afrique au XIXe siècle

Appel à communications
Dans le cadre d’une journée d’étude à l’Université de Lausanne, le 8 novembre 2019.

Organisateurs : Camilla Murgia (Unil) et Alain Messaoudi (Université de Nantes)


Descriptif

Au cours du XIXe siècle, le Nord de l’Afrique, de l’Égypte au Maroc, a connu de profonds bouleversements, liés à l’expansion impériale et coloniale des puissances européennes et à la politique de ré-ordonnancement (tanzimât) de l’Empire ottoman. Ces mutations qui furent à la fois économiques,
sociales, politiques et culturelles s’accompagnèrent de références à des modèles européens. C’est plus précisément aux références à des oeuvres ou plus généralement à une culture française dans les productions locales que nous entendons consacrer notre journée d’étude, en nous attachant à comprendre leurs modalités. Le contact avec la France a pris des formes différentes. En Égypte, après l’épisode de l’occupation française entre 1798 et 1801 et la forte présence des conseillers français dans la politique de réforme de l’État menée par Méhémet Ali, la culture française a pu représenter une forme de contestation par rapport à la présence britannique après 1881. En Algérie, la France a pris le contrôle du pays par les armes, et encouragé une colonisation de peuplement accompagnée d’un discours assimilationniste. En Tunisie puis au Maroc, dans le cadre de protectorat, la France a pu faire figure de tutrice accompagnant un processus de développement spécifique. En Tripolitaine et en Cyrénaïque, elle est restée une puissance étrangère, après la réaffirmation du pouvoir ottoman en 1835 comme après l’occupation du pays par les Italiens en 1911.
Dans le domaine des arts, les références explicites à la France ou les transferts culturels implicites, ont pris des formes nombreuses et variées. On s’intéressera ici aux expressions d’une ouverture à des modèles français aussi bien à des formes de réaction ou de refus devant des modèles présentés comme étrangers ou imposés par la force. On fera une part particulière au théâtre et aux arts visuels, pour y étudier les mécanismes d’appropriation, de mise en question et de compréhension de ces références françaises.


Pré-programme de la journée

MATIN : Références françaises et productions culturelles dans le Nord de l’Afrique (Égypte, Maghreb)
- Luc Deheuvels, professeur de langues et littérature arabe, Institut national des langues et civilisations
orientales (INALCO) - Université Sorbonne Paris Cité
- Alain Messaoudi, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Nantes
- Silvia Naef, professeure ordinaire, Unité d’arabe, Université de Genève
- Nadia Radwan, professeure assistante, Institut d’histoire de l’art, Université de Berne

APRES-MIDI : Ateliers doctoraux
Deux ateliers doctoraux, dont l’organisation et les thèmes tiendront compte des travaux en cours des doctorants (à définir).


Envoi des propositions

Les doctorants qui travaillent sur cette thématique ou qui s’intéressent aux questions qu’elle suscite sont chaleureusement invités à participer à cette journée d’études. Les ateliers doctoraux programmés l’après-midi leur offriront la possibilité de présenter des aspects de leurs recherches et de les ouvrir à la discussion. Les doctorants appartenant au programme CUSO (universités de Lausanne, Genève, Neuchâtel et Fribourg) verront leurs frais de transport et d’hébergement pris en charge.

Les propositions, sous la forme d’un texte de 300 mots maximum, doivent être envoyées d’ici le *30 juin 2019* à Alain Messaoudi (alain.messaoudi@univ-nantes.fr) et Camilla Murgia (camilla.murgia@unil.ch).