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Anthropologie et Histoire. Autour de Claude Hélène Perrot

Journée d’études organisée par la Société des Africanistes en partenariat avec l’IMAF et le Musée du quai Branly – Jacques Chirac.


INSCRIPTION OBLIGATOIRE


QUAND :

7 octobre 2020
13h30 à 18h30


OÙ :

Musée du quai Branly – Jacques Chirac
Salle de cinéma
37 quai Branly
75007 Paris


Comité d’organisation

- Claudie Haxaire – (CERMES3) - Trésorière adjointe de la Société des Africanistes
- Fabio Viti – (AMU-IMAF) - Secrétaire

Les rapports entre Anthropologie et Histoire n’ont jamais été faciles tout en étant nécessaires. Cela est d’autant plus vrai en ce qui concerne l’histoire des sociétés africaines à traditions orales dont l’étude requiert des méthodologies spécifiques élaborées peu à peu.
Par facilité, ces sociétés furent longtemps considérées sans histoire et donc faisant l’objet quasi exclusivement des attentions des ethnologues. De son côté, la toute première génération des anthropologues engagés dans les terrains africains – aussi bien du côté français que britannique – a rarement estimé opportun d’inclure l’histoire à ses analyses. Les premiers historiens du domaine africain, quant à eux, se sont principalement penchés sur les écrits et les archives en portant surtout leur attention aux agissements coloniaux et, plus rarement, aux réactions et aux réponses adaptatives des populations africaines. Ainsi, à l’exception notable et précoce de certains savants issus des cadres coloniaux, tels que Maurice Delafosse, le mariage entre ethnologie et histoire n’a pas eu lieu ou n’a pas été consommé. La division, au demeurant inégale, des tâches pouvait finalement satisfaire les uns et les autres. Ce n’est que dans la période à cheval entre la fin de la colonisation et les premières années suivant les Indépendances que des chercheurs des deux disciplines ont commencé à passer les frontières et à brouiller les pistes, en pratiquant une anthropologie ouverte à l’historicité des sociétés étudiées et une histoire de terrain influencée par la méthodologie de la collecte des sources orales.
À la croisée des disciplines historiques et anthropologiques, Claude-Hélène Perrot a pratiqué avec détermination ce que l’on pourrait appeler une nouvelle historiographie ethnographique, avec un ancrage résolu aux données de terrain. En véritable ethnologue, Claude-Hélène Perrot a fréquenté ses terrains anyi et eotilé, dans le Sud-Est ivoirien, s’imprégnant des cultures locales pour pouvoir en retracer l’histoire. Historienne ayant été dirigée dans ses études doctorales par l’anthropologue Georges Balandier, Claude-Hélène Perrot a synthétisé au mieux les contributions que ces disciplines soeurs (mais pas jumelles) peuvent apporter à la connaissance profonde des sociétés africaines.

Lors de cette demi-journée d’hommage à Claude-Hélène Perrot, ce sont ces traces que nous voudrions modestement tenter de suivre.

Claudie Haxaire , Fabio Viti


Contact :

africanistes@yahoo.fr

JE_Claude-Hélène-Perrot