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Pour quelle patrimonialisation des savoirs locaux en Afrique ?

Appel à contributions

Sous la coordination de :
 Dr Jean-Pierre Nguede (UMA/LADECS)
 Dr Babette Koultchoumi (UMA/LADECS)
 Dr Alain Froment (IRD-MUSÉE de L’Homme de Paris)

Le présent appel à contributions se propose de conduire une réflexion critique sur l’implication, la participation et les postures scientifiques du chercheur en sciences sociales travaillant sur les savoirs locaux en Afrique. Le propos ne consiste pas à interroger directement la construction, la diffusion ou l’appropriation globale de la notion de « savoirs locaux » selon l’Unesco (Bortolotto 2011) : il ne s’agit pas non plus d’explorer la diversité des savoirs locaux, ce que Davallon (2006) appelle les « objets patrimoniaux ». Il ambitionne en l’occurrence d’analyser la place et le rôle des tuteurs (chercheurs, institutions et Etats Nations) qui accompagnent le développement des Savoirs Locaux, depuis la conception, la mise en scène, jusqu’à la mise en valeur. A titre opératoire, est entendue ici par patrimonialisation le processus qui conduit des ressources matérielles, symboliques ou immatérielles à être sauvegardées, partagées et transmises aux générations futures au terme d’un travail de construction complexe. Ce travail mobilise un ensemble de valeurs, de représentations, de discours et de pratiques à connotation identitaire, politique, culturelle et territoriale que partagent divers acteurs institutionnels, individuels ou collectifs (Guillaud et al, 2014). Ainsi que d’autres auteurs l’ont déjà montré (Heinich 2009 ; Berger 2005 ; Labadi et Long éd.2010), la patrimonialisation est le plus souvent conduite sous l’égide d’une pluralité d’acteurs hétérogènes susceptibles d’entrer en conflit les uns contre les autres : institutions internationales, ministères, groupes de recherche scientifique ou chercheur isolé, sans oublier les acteurs locaux (leaders, villages, quartiers, associations…). Il est bien entendu que ces acteurs pleinement partie prenante de l’émergence, de la consolidation ou rejet des processus patrimoniaux (Civilisations 2012 ; Givre 2012). Si ces projets de développement et de tourisme, la référence à la notion de patrimoine reste quant à elle plus ou moins explicite et institutionnalisée (Alfieri 2005 : Arial de Vidas 2007 ; Bortolotto 2014).
(...)

Modalités de soumission :
Les propositions de contribution se feront sous la forme d’un résumé de 300 mots. Elles comporteront un titre, cinq mots-clés et une brève présentation de l’auteur. Elles seront envoyées avant le 20 Septembre 2022 à minuit par courriel à l’adresse suivante : anthropologue2000@gmail.com.

AAC_Patrimonialisation-savoirs-Afrique