IMAF - Institut des mondes africains


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CERIANA MAYNERI Andrea


Chercheur CNRS (CR2) à l’IMAf-Ivry
Anthropologue
Contact
Publications accessibles sur :
https://quaibranly.academia.edu/AndreaCerianaMayneri

Thèmes de recherche

- Sorcellerie et violence en Afrique équatoriale (Centrafrique, Tchad)
- Mouvements prophétiques (Centrafrique)
- Biomédecine, médecines non-conventionnelles en Afrique subsaharienne

Terrain

- Centrafrique
- Tchad

Séminaire

- Coordination, avec Franck Beuvier, du séminaire Savoirs ethnographiques et ethnographie des savoirs en Afrique, IIAC-EHESS, Paris.

Financements

- 2015-2016 : Bourse postdoctorale du département de la Recherche et de l’Enseignement du musée du quai Branly.
- 2014 : Bourse postdoctorale Fernand Braudel/IFER - International Fellowships for Experienced Researchers. Accueilli par la FMSH et à l’EHESS (LAHIC), Paris.
- 2011-2013 : Bourse postdoctorale Marie Curie/COFUND de l’Académie Louvain. Accueilli au LAAP, Laboratoire d’anthropologie prospective de l’Université de Louvain-la-Neuve (Belgique).
- 2005-2006 : Bourse d’accompagnement pour thèses en cotutelle de Université franco-italienne : « Programme Vinci ».

Projets de recherche (participation)

- 2012-2016 : Membre du programme ANR-EInSA « L’État et les institutions face à la sorcellerie dans l’Afrique contemporaine. Violence, justice et droits de l’Homme », http://einsa.hypotheses.org
- 2006-2011 : Membre du programme ANR SYSAV « Système de savoirs et d’apprentissage en Afrique ».
- Depuis 2007 : Membre de la « Mission ethnologique italienne en Afrique sub-saharienne », coordonnée par M. Roberto Beneduce (Université de Turin, département d’Anthropologie), avec le soutien du Ministère des affaires étrangères italien http://www.africasubsahariana.unito.it
- 2007 : Membre du programme de recherche « Patrimoine esthétique et artistique centrafricain », avec le soutien de l’UNESCO, sur requête nationale centrafricaine.

Publications

Ouvrage
- 2014, Sorcellerie et prophétisme en Centrafrique. L’imaginaire de la dépossession en pays banda, Paris, Karthala, 264 p.

Chapitres d’ouvrages collectifs
- 2016, « Sorcellerie et expérience du temps. Notes à partir du terrain centrafricain », in Séraphin G. (Éd.), Religion, guérison et forces occultes en Afrique. Le regard du jésuite Éric de Rosny, Paris-Yaoundé, Karthala-PUCAC, pp. 185-196.
- 2015, « Une ethnographie des enfants de rues à Bangui (Centrafrique) », in Fancello S. (éd.), Penser la sorcellerie en Afrique, Paris, Hermann, pp. 159-183.
- 2015, « Un problème de reconnaissance, une provocation épistémologique : l’apprentissage de la médecine conventionnelle en République centrafricaine », in Moity-Maïzi P. (éd.), Savoirs et reconnaissance dans les sociétés africaines globalisées, Paris, Karthala (à paraître).
- 2013, « Insicurezza, paura, mimesi tra colonia e postcolonia : l’incontro con l’Altro nell’immaginario della stregoneria in Repubblica Centrafricana », in Vargas A. C., González Díez J., Pratesi S. (éds.), (In)Sicurezze. Sguardi sul mondo neoliberale fra antropologia, sociologia e studi politici, Aprilia, Edizioni Novalogos, pp.219-258.
- 2012, « Du pouvoir des fétiches et de sa réversibilité : la violence de la lutte anti-sorcellerie chez les Banda de Centrafrique », in Martinelli B., Bouju J. (éd.), Sorcellerie et violence en Afrique, Paris, Karthala, pp. 233-258.
- 2008, « Sospetti e accuse di stregoneria tra i Banda della Repubblica Centrafricana », in Beneduce R. (éd.), Poteri e identità in Africa subsahariana, Napoli, Liguori Editore, pp. 177-201.
- 2007, « La statuaire Banda. État des lieux et patrimoine », in Martinelli B. (éd.), Patrimoine esthétique et artistique centrafricain, Bangui, UNESCO, pp. 135-156.

Articles dans des revues à comité de lecture
- 2014, « La Centrafrique, de la rébellion Séléka aux groupes anti-balaka (2012-2014). Usages de la violence, schème persécutif et traitement médiatique du conflit », Politique africaine, n°134, pp.179-193.
- 2014, « Sorcellerie et violence épistémologique en République centrafricaine », L’Homme, n°211, pp.75-96.
- 2014, « Ngoutidé « l’illuminé de Lioua ». Destruction de fétiches et représentations de la sorcellerie en Centrafrique », Cahiers d’études africaines, n°215, pp.739-768.
- 2013, « Il conflitto in Centrafrica (2013-2014) tra violenza, coscienza persecutiva e spettacolarizzazione della morte », Afriche e Orienti, n°3-4/2013.
- 2012, « Soigner, guérir, convertir. Les étudiants en médecine de Bangui (République centrafricaine) et leur rapport à la médecine traditionnelle : une analyse du discours », Psychopathologie africaine, XXXV (3), 2009-2010, pp. 277-308.

Autres publications

- 2014, « ‘Cannibalism’ and Power : Violence, Mass Media, and the Conflict in the Central African Republic », Cultural Anthropology, Hot Spot on the Central African Republic, on-line <http://culanth.org/fieldsights/543-...> .
- 2014, « Centrafrica a mano armata », il Manifesto, le 31 janvier.
- 2013, « La Centrafrique livrée au chaos et à la violence de la Séléka », MondAfrique, 5 décembre.
- 2013, (avec Thierry Lejard) Les enfants de la rue à Bangui (Centrafrique) : enfance, abandon, sorcellerie, Rapport de recherche pour les ONG Danish Refugee Council et Triangle GH sur financement de l’Ambassade de France, 58 p.
- 2010, Renforcement de la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables (OEV) à Bangui, Enquête qualitative de bilan du programme Santé Sud, Bangui-Marseille, 28 p.

Communications récentes

Congrès internationaux

- 2016 - Le 15 mars « Sorcellerie et expériences du temps : usages du passé, schème persécutif en Centrafrique et parmi les réfugiés au Tchad ». The Graduate Institute, Department of Anthropology and Sociology of Development, Genève.

- 2015 - Du 12 au 14 novembre « Sorcellerie et prophétisme en Centrafrique : formes et syncrétisme du religieux (1885-1965) ». 2e Dies Academicus de la classe d’Études africaines, Accademia Ambrosiana de Milan.

- Du 28 juin au 2 juillet 2e congrès de l’AFEA, Association française d’ethnologie et d’anthropologie « La démesure », Université Toulouse-Jean Jaurès :

- « Formes de la violence et régimes d’historicité dans le conflit centrafricain : retour sur le concept de “dépossession” » (session Rendre compte de la violence).
- Participant à la table ronde L’anthropologie et les ambiguïtés académiques entre la France et l’Afrique.

- Du 18 au 20 juin « Central African and Refugee Narratives in Times of War : Beyond the ‘Failed’ and the ‘Criminal’ State » . Annual Conference of the Commission of Urban Anthropology CUA-IUAES, Brooklyn College of the City University of New York.

- 2014 – Le 26 septembre : « La crise de la Centrafrique : une analyse du sens des dénominations religieuses dans les affrontements récents », XVIe colloque du réseau MEGA-Tchad, Tilburg University, Pays-Bas.

- Du 31 juillet au 3 août : European Association for Social Anthropology (EASA) Biennial Conference : Collaboration, Intimacy & Revolution, Panel 033 « Conflicts and Social violence in an interconnected and uncertain world ». Communication : « Violence of witchcraft and inter-religious violence in the Central African Republic (2005-2014) ».

- Le 14 février : « De la famille à la guerre en passant par la rue : trajectoires d’enfants à Bangui (Centrafrique) », colloque international Entre errance et silence. Regards croisés sur la souffrance psychique d’origine sociale, 12-14 février, Université de Louvain-la-Neuve, Belgique.

- 2013 – Le 19 septembre : « Difficoltà e contraddizioni nella valorizzazione della medicina tradizionale : il mercato della guarigione in Africa equatoriale », III Congress of the Italian University Network for Development Cooperation (CUCS), Université de Turin/Polytechnique de Turin, Italie.

Séminaires et Journées d’étude

- 2016 - Le 10 mai séminaire de recherche du musée du quai Branly : « Oubli du passé et ‘agonie’ des traditions. De la dépossession à la diabolisation d’une esthétique oubanguienne » (intervenants : G. Beaujean, Y. Droz, T. Giles-Vernick).

- 2015 - Le 10 novembre « Stregoneria », séminaire de recherche ethno-anthropologique. Università di Modena, Dipartimento di Studi linguistici e culturali.

- Les 21 et 22 mai « Retour sur dix ans de recherches sur la sorcellerie en Centrafrique (2005-2010) : engagement professionnel, bilan, perspectives futures ». Le forgeron, le juge et l’ethnologue : journées hommages à Bruno Martinelli. MMSH, Aix-en-Provence.

- Le 12 mars « Imaginaire de la dépossession, imaginaire de la puissance : mémoire et transmissions du passé en Centrafrique et parmi les communautés de réfugiés ». Séminaire IIAC-LAHIC Images et imaginaires de l’ethnologie. EHESS, Paris.

- Le 5 mars « Violence et “cannibalisme” en Centrafrique ». Séminaire de l’IMAF Images de la violence et violence des images. EHESS, Paris.

- Le 12 février « Le silence des prophètes : mise en récit du passé et dépossession culturelle dans l’histoire récente du Centrafrique ». Séminaire de l’IMAF Des hommes et des dieux en terres ivoiriennes et par-delà. EHESS, Paris.

- 2014 – Le 4 octobre : Discutant invité au panel « Classer et régner » à la 2e Rencontre nationale des jeunes chercheurEs en études sociales, EHESS-Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

- Le 18 septembre : intervenant invité (avec A. Emane) à la 2e séance du cycle de séminaires internes de l’Agence française de développement, « Pratiques traditionnelles et gouvernance en Afrique », AFD-Département de la recherche, Paris.

- Le 16 mai : « Les schème sorcellaire dans le conflit centrafricain », Séminaire de l’IMAf « Guerre, humanitaire, réfugiés : terrains et théories », EHESS Paris.

- Le 28 mars : « Dépossession culturelle et constructions de la mémoire patrimoniale d’un peuple (Centrafrique) », séminaire du LAHIC « Anthropologie de l’institution de la culture », EHESS Paris.

- Le 20 mars : « Guérisseurs et biomédecins : incertitudes épistémologiques et lutte pour la reconnaissance », séminaire de l’IMAf « Afrique subsaharienne : constructions des savoirs et politiques du passé », MMSH Aix-en-Provence.

- Le 31 janvier : « Centrafrique : des phénomènes de sorcellerie révélateurs de la crise récente (décembre2013/janvier 2014) », Séminaire du Laboratoire d’anthropologie prospective, Université de Louvain-la-Neuve, Belgique.

- Le 11 janvier « La croyance à la sorcellerie en Afrique équatoriale entre passé et présent : continuités et ruptures face au changement social », Rencontre nationale des jeunes chercheurEs en études sociales, SciencesPo Paris-Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Paris.

- 2013 – Le 13 décembre : « Enfance, abandon et sorcellerie à Bangui (Centrafrique) » séminaire CEMAf-CEAf « Mondes africains » : Sorcellerie et violence en Afrique : une ethnographie par l’image, Paris, EHESS.

- Le 6 juin : « Sorcellerie et biomédecine en Centrafrique : négocier le rôle du chercheur dans l’hôpital et l’université », journée d’étude de programme ANR EINSA « Les institutions face à la sorcellerie : Outils et défis de l’enquête », MMSH Aix-en-Provence.

Parcours de recherche

Depuis mes recherches doctorales je développe, sur le terrain centrafricain et plus récemment au Tchad, une approche ethnographique des violences ordinaires, notamment des violences liées à la sorcellerie, que je m’efforce d’interroger dans leur lien à des usages sociaux du passé et de la mémoire répandus dans les populations et relancés par des autorités et des acteurs institutionnels de la région.
Le travail de recherche mené au cours de ma thèse de doctorat (Université d’Aix-Marseille) a interrogé la manière dont, aujourd’hui, chez les Banda de Centrafrique, les événements du passé sont réinterprétés par les protagonistes des affaires de sorcellerie pour rendre compte de la dépossession de savoirs, de pouvoirs et d’objets anciens.
Par la suite, et dans une approche comparative, j’ai mené des enquêtes au Bénin et en Centrafrique auprès des étudiants en médecine et en droit permettent d’éclairer les échanges, les conflits et les négociations entre des perspectives étiologiques, thérapeutiques et épistémologiques hétérogènes au sein de la modernité.
Ce chantier ethnographique s’étend désormais à l’espace tchado-centrafricain marqué par des tensions intercommunautaires et un grave conflit armé, parmi des communautés qui circulent entre les deux pays ou qui sont réfugiées dans la capitale tchadienne. Sur ce terrain fortement investi par des politiques internationales et humanitaires, je m’efforce de suivre les cheminements et le télescopage de différents usages instrumentaux du passé, leur réception dans les populations, et éclairer leurs liens avec les dynamiques de reproduction et de gestion de violences ordinaires dans les contextes qui se dessinent.