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Un Laboratoire pour la Révolution africaine : le Ghana de Nkrumah et l’espace franco-africain (1945-1966)

Soutenance de thèse de Antoine de Boyer
Directeur de thèse : Pierre Boilley (Université Paris 1, IMAF)
Le mercredi 13 décembre 2017 à 9h30 à la Sorbonne, salle Duroselle (D-639), Galerie Dumas.

Jury :
- Pierre Boilley, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

- Laurent Fourchard, Directeur de Recherche, Fondation nationale des sciences politiques (rapporteur)
- 
Odile Goerg, Professeure, Université Paris 7 Denis-Diderot (rapportrice)
- 
Anne Hugon, Maîtresse de Conférence, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- Klaas van Walraven, Directeur de Recherche, Université de Leiden (Pays-Bas)

Résumé :
À la suite du Congrès panafricain de Manchester (octobre 1945), puis de son indépendance en mars 1957, le Ghana a été jusqu’en 1966 le centre de dynamiques transnationales trouvant leur origine dans la transformation sociale et politique de l’espace franco-africain. Considérant que l’indépendance du Ghana était liée à la libération totale du continent africain, Kwame Nkrumah a travaillé à construire la jeune nation africaine en tant que porte-drapeau du panafricanisme et embryon d’une union d’États africains indépendants et affranchis des cadres hérités de la période coloniale. C’est dans ce but qu’il a tissé un réseau d’alliances politiques et accueilli nombre de militants et intellectuels francophones qui ont contribué à nourrir une réflexion sur la transformation des empires, le panafricanisme, le néo- colonialisme, la lutte armée et la Révolution africaine. La construction d’un appareil de propagande à même de produire et de diffuser un imaginaire panafricain mobilisateur tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays a été l’une des principales réalisations de l’époque. Dans le même temps, de grandes difficultés ont été rencontrées dans l’organisation politique des populations migrantes originaires de l’espace franco-africain et résidant au Ghana. Devenu un carrefour de la Révolution africaine, le Ghana a été progressivement amené à devenir un laboratoire où se discutaient et se construisaient une praxis et une idéologie reposant sur l’analyse des conditions politiques issues des indépendances africaines. La jeune nation a ainsi offert un lieu favorable à l’observation et l’étude du croisement des dynamiques qui ont traversé les anciens empires britannique et français.