IMAF - Institut des mondes africains


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Temps, terrains et écriture de l’histoire de l’Afrique

Séminaire général d’histoire de l’IMAF, organisé par Marie-Laure Derat et Camille Lefebvre.

Année universitaire 2013/2014
Localisation : Site Malher, 9 rue Malher, 75004 Paris / salle 106, 1er sous-sol

Présentation

Ce séminaire a pour but de faire à la fois un bilan de la recherche en histoire de l’Afrique telle que nous la pratiquons dans notre laboratoire, mais aussi ailleurs, et de réfléchir sur les perspectives. Il s’agit de s’interroger, d’un point de vue épistémologique, sur ce qu’est l’histoire de l’Afrique et le métier d’historien de l’Afrique, ses éventuelles spécificités, en entrant en dialogue avec d’autres historiens, travaillant sur d’autres aires géographiques. Nous voulons balayer quelques champs importants de la recherche à travers six thèmes emblématiques sur lesquels il nous semblait intéressant de faire un bilan, de voir les pistes futures de recherches et de lancer également un débat.

Séances

- Lundi 20 janvier 2014, 13h00-16h00
Philippe Beaujard (CNRS, IMAF)
Afrique et globalisation

Discutants : Laurent Berger (EHESS, LAS) et Patrick Boucheron (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)


- Lundi 24 mars 2014, 13h00-16h00

Argumentaire de la séance 24 mars 2014

Nicole Khouri (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IEDES, IMAF) et Thomas Vernet (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IMAF)
Histoire et Sciences sociales

Discutants : François-Joseph Ruggiu et Jean-Pierre Chrétien


- Lundi 5 mai 2014, 13h à 16h
Avec Bérénice Bellina (archéologue, CNRS, Mondes iranien et indien), Claire Bosc-Tiessé (historienne, CNRS, IMAF) et Marie-Laure Derat (historienne, CNRS, IMAF)
Histoire de l’Afrique et archéologie

L’histoire de l’Afrique ne peut s’envisager sans le recours à l’archéologie, ne serait-ce qu’en raison de corpus textuels parfois très lacunaires voire inexistants. Les données issues des fouilles menées en Afrique ont très souvent abouti à des tournants majeurs dans l’approche historique de certaines régions ou certaines périodes. Que l’on songe seulement au tournant induit par les fouilles des Mac Intosh à Djenné.
Qu’en est-il de la recherche archéologique aujourd’hui en Afrique et de ses rapports à l’histoire ? Comment dialoguent ces deux disciplines ? Quelles sont les pistes envisageables pour ouvrir de nouveaux champs de recherches qui seraient aussi bien orientés par les historiens que par les archéologues ?

Ce sont les thèmes que nous aborderons lors de la prochaine séance du séminaire, avec :

  • Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat qui présenteront les questions que posent l’archéologie aux historiens et la manière dont elles travaillent, en Éthiopie, pour faire avancer ensemble les problématiques de ces disciplines.
  • Bérénice Bellina qui apportera un contre-point concernant l’Asie du Sud-Est. Elle présentera à la fois l’archéologie et son lien à l’histoire en Asie du Sud-Est et la manière dont, sur le terrain, se joue ce lien.

Bibliographie indicative :

  • J. Burnouf, « La nature des médiévistes », Etudes rurales, n°167-168 (2003/3), p. 215-226.Retour ligne manuel
  • Dossier « Archéologiser l’histoire ? », Atelier du Centre de recherches historiques, n°6, 2010, http://acrh.revues.org/1911
  • Dossier « Histoire et archéologie du Sahel ancien : nouveaux regards, nouveaux chantiers », Afriques, Débats, méthodes et terrains d’histoire, dossier n°4, 2013, http://afriques.revues.org/